La belle Hélène

Opéra Bouffe en 3 actes de Jacques Offenbach
sur un livret de Meilhac et Halévy

Une coproduction de la ville du Mans,
du Palais des Congrès et de la Culture
et du Choeur d'Orphée

Le Mans
Décembre 2002

Mise en scène, direction des choeurs :
Nelly Heuzé

Direction théatrale :
Denis Milon

Direction musicale :
Michel Brun

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La distribution

Hélène
Claudia Mauro

Pâris
Gorka Roblès-Alegria

Ménélas
Didier Verdeille

Agamemnon
Nicolas Rigas

Calchas
Patrick Alliote-Roux

Oreste
Marie-Paule Bonnemason

Parthénis
Agnès Besnard

Léoena
Martine Lescure

Ajax 1er
Pascal Pacaud

Ajax 2eme
Jean-Yves Lejard

Achille
Frédéric Barrière

Bacchis
Anne Bourges

Orchestre
Les Musiciens du Maine

Orchestration
Michel Brun

Pianiste accompagnatrice
Pascale Messu

Décors
Florent Heuzé

Chorégraphie
Christine Juteau

Costumes (conception)
Nelly Heuzé

Costumes (confection)
Luc-Henri Chéreau
Evelyne Lesage
et l'Atelier d'insertion de Champagné

Kakémonos et toiles
Brigitte Rivière

Coiffures
Frédéric Moneger

Lumières et régie technique
l'équipe du PCC




Jacques Offenbach (1819 - 1880)

Né à Cologne le 20 Juin 1819, fils d'un cantor de la synagogue, Offenbach arrive à Paris en 1833 où il est engagé dans des orchestres d'opéra comique.
Génial caricaturiste de la société du Second Empire, il sut s'entourer des propres à mettre en valeur son oeuvre et apparaît comme un grand musicien qui donna ses lettres de noblesse à l'opérette. Il était par ailleurs violoncelliste et à composé six duos pour cet instrument. Si ses premières tentatives dans le domaine lyrique (en 1839) restent sans succès, c'est dans les années 1860 qu'Offenbach crée les oeuvres qui assureront sa célébrité. Il fait appel à des librettistes dont la verve parodique se soucie peu de la vraisemblance de l'action, et laisse libre cours à son génie ironique et frondeur.
De cette époque datent ses chefs-d'oeuvres, écrits sur des livrets de Henri Meilhac et Daniel Halévy : La Belle Hélène (1864), Barbe-Bleue (1866), La Vie Parisienne (1866), La Grande Duchesse de Gerolstein (1868), La Péricole (1868). Offenbach est alors au faîte de sa carrière, sa renommée est considérable.
Son ultime ouvrage lyrique fut Les Contes d'Hoffmann, opéra fantastique d'où jaillit une poésie fascinante. Plus grave que toutes les précédentes compositions, cette oeuvre fut crée à Paris quelques mois après la mort du compositeur le 5 Octobre 1880.

L'opéra "La belle Hélène"

Cet opéra fût vite tenu pour le chef d'oeuvre de son auteur.
Le sujet parodie la mythologie en contant l'enlèvement d'Hélène par Pâris et l'origine de la guerre de Troie.
Sous les portraits caricaturaux de ménélas l'époux trompé, d'Oreste, jeune prince insouciant et dépensier, de Calchas l'augure vénal, d'Agamemnon le monarque prétentieux ou d'Achille le valeureux imbécile, se lit en filigranne une satire cinglante des institutions et et de la société du Second Empire avec son absence totale de scrupules et son libertinage.
A la création devant le tout Paris en Décembre 1864, au Théatre des Variétés, le public, avide de frivolités et de satire sociale fit à ce spectacle un triomphe sans précédent et son compositeur apparut alors comme la coqueluche de la bourgeoisie de l'époque. Le rôle titre fût confié à la comédienne Hortense Schneider, véritable égérie d'Offenbach dont le public raffolait.